- Etiquetage et traçabilité des OGM :
De nombreux textes au caractère très technique sont intervenus en terme d’autorisation, d’étiquetage et de traçabilité pour aboutir à des exigences plus importantes dans le sens d’une gestion plus sûre des OGM et pour répondre également à la demande des associations de consommateurs. Un numéro spécial consacré à l’étiquetage des compléments alimentaires à paraître prochainement traitera de ces aspects, ainsi que de l’étiquetage des allergènes (voir infra.) (on pourra également se reporter à l’article suivant « la protection du consommateur dans le cadre de la mise sur le marché des compléments alimentaires » 2nde partie paru sur lexbase.)
- OGM, textes récents :
Décret n° 2005-51 du 26 janvier 2005* modifiant le décret n° 96-850 du 20 septembre 1996 relatif au contrôle de la dissémination volontaire et de la mise sur le marché à des fins civiles de produits composés en tout ou partie d’organismes génétiquement modifiés (JORF du 28 janvier 2005.) Décision de la Commission n°2005/174/CE du 28 février 2005* établissant des notes explicatives destinées à compléter l’annexe II, partie B de la directive 90/219/CEE du Conseil relative à l’utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés (JOUE du 05 mars 2005.)
- Allergies alimentaires :
Directive 2003/89/CE du 10 novembre 2003* modifiant la directive 2000/13/CE en ce qui concerne l’indication des ingrédients présents dans les denrées alimentaires : elle concerne la liste des ingrédients alimentaires devant être mentionnés sur l’étiquetage des denrées alimentaires, car susceptibles de provoquer des allergies ou des intolérances chez les consommateurs. Cette liste susceptible d’évoluer a fait l’objet par la suite d’une modification : la directive 2005/26/CE du 21 mars 2005* exclut provisoirement jusqu’au 25 novembre 2007 certains produits ou ingrédients de l’obligation d’étiquetage (voir numéro spécial à paraître sur l’étiquetage des compléments alimentaires.)
- Projet d’arrêté visant à libérer 145 plantes médicinales du monopole pharmaceutique pris en application de l’article D.4211-11 du Code de la santé publique et fixant la liste des plantes ou parties de plantes médicinales inscrites à la pharmacopée qui peuvent être vendues au public par des personnes autres que les pharmaciens : la liste de ces plantes a été approuvée par la commission nationale de la pharmacopée placée auprès de l’Afssaps le 1er octobre 2004.
Ce projet de texte serait pris en application d’un projet de décret qui prévoit une liste de plantes ou parties de plantes médicinales inscrites à la pharmacopée qui peuvent être vendues par des personnes autres que des pharmaciens.
Mais l’Afssa (avis du 28 avril 2005*) considère que cette liste ne constitue pas en elle-même un feu vert implicite en terme d’évaluation de risque pour le consommateur, pour l’utilisation de ces plantes et de leurs préparations dans le secteur alimentaire, notamment dans les compléments alimentaires. Elle estime en effet ne pouvoir évaluer l’innocuité d’une plante ou extrait de plante utilisé dans un complément alimentaire qu’à travers un dossier justificatif caractérisant les conditions de production et d’utilisation du produit ainsi que sa composition chimique, comme rappelé dans son avis du 8 février 2005 relatif au projet de décret sur les compléments alimentaires (voir la lettre de février-mars.)
Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Avril-Mai 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !
Les commentaires récents