Rapports de l'AFSSA : Les Omega 3 bénéfiques
Rapport de l’Afssa sur la « Démarche d’évaluation de la sécurité, de l’intérêt et de l’allégation des denrées alimentaires contenant des plantes destinées à la consommation humaine » du 27 février 2003*
Ce rapport évalue les risques liés à la consommation de denrées alimentaires à base de plantes (aliments et compléments alimentaires) et établit une démarche pour l’évaluation de la sécurité, de l’intérêt et de l’allégation de ces denrées. Plus particulièrement, ce rapport souligne que les données relatives aux plantes, reposent sur la tradition. Or, ces données présentent des limites (absence de recul sur les risques émergents, nécessité d’utilisation correspondant à la tradition...). Ces données doivent donc être prises en compte dans un cadre strictement défini.
Rapport de l’Afssa sur les « acides gras de la famille oméga 3 et système cardio-vasculaire : intérêt nutritionnel et allégations » du 10 juin 2003* (suite du bulletin n° 6)
Ce rapport conclut :
– que la supplémentation en acides gras oméga 3 peut avoir un effet bénéfique sur la santé cardio-vasculaire ;
– qu’une politique visant à accroître le niveau des apports en acides gras oméga 3 dans la population française est souhaitable ;
– à une limitation des apports en acide éicosapentaénoïque (EPA) et en docosahexaénoïque (DHA), à environ 2 g/jour ;
– à une limitation de la teneur en acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC) par unité de consommation journalière de l’aliment enrichi inférieur à 100 % de l’apport nutritionnel conseillé (ANC) pour l’homme adulte ;
– que l’allégation nutritionnelle « source d’acides gras oméga 3 » est justifiée dès lors que l’aliment contient 15 % de l’ANC en acide alpha-linolénique (2 g/jour) ou en DHA (0,12 g/jour) de l’homme adulte pour 100 g, ou 100 ml ou 100 kcal ;
– que l’allégation nutritionnelle « riche en acides gras oméga 3 » est justifiée dès lors qu’un aliment contient plus de 2 fois la valeur seuil prévue pour l’allégation « source », soit 30 % de l’ANC en acide alpha-linolénique ou en DHA de l’homme adulte pour 100 g, ou 100 ml ou 100 kcal ;
– que les allégations ci-dessous ne sont pas fondées :
« les acides gras oméga 3 permettent un meilleur fonctionnement du système cardio-vasculaire »
« les acides gras oméga 3 pour conserver un coeur et des artères solides »
« consommés régulièrement, les acides gras rendent le sang plus fluide »
« atout pour un coeur en pleine forme »
– que l’allégation « les acides gras oméga 3 sont associés aux régimes proposés en cas d’excès de cholestérol »
pourrait être admise d’une part, en présence d’une indication explicite sur l’absence d’un effet hypocholes-térolémiant des acides gras oméga 3 et d’autre part, en présence d’une indication précise sur la nature du régime alimentaire proposé.
Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Juin-Juillet-Aout 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !



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