Antioxydants, allégations, adjonction de vitamines, arthocartil, magnésium ...

>> Une alimentation riche en bêta-carotène, en vitamines C et E et en zinc réduirait le risque de développement d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) (Journal of the American Medical Association, 28 décembre 2005, vol. 294, no 24, p. 3.101-3.107)

Selon une étude de population reposant sur un suivi moyen de huit ans, sur 4 170 participants, 560 cas de DMLA (13,4%) ont été relevés pendant le suivi. La consommation alimentaire en vitamine E et en zinc est apparue inversement associée à l’apparition d’une DMLA. Une consommation des quatre nutriments (bêta-carotène, vitamines C et E et zinc) supérieure à la moyenne s’est révélée associée à une baisse de 35 % du risque de DMLA par rapport à une consommation inférieure à la moyenne pour au moins un de ces quatre antioxydants.

>> Communication de la Commission au Parlement européen concernant la position commune arrêtée par le Conseil en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires du 13 janvier 2006* Cette proposition a trait aux allégations nutritionnelles et de santé utilisées dans l’étiquetage et la présentation des denrées alimentaires ainsi que dans la publicité les concernant. Seules les allégations nutritionnelles et de santé conformes aux dispositions du règlement pourront être utilisées dans l’étiquetage, la présentation et la publicité en faveur des denrées alimentaires mises sur le marché communautaire et fournies en tant que telles au consommateur final. Par exemple, relativement aux allégations de santé, la Commission et le Conseil considèrent que doivent rester seules interdites les allégations qui donnent à penser que le fait de ne pas consommer la denrée alimentaire pourrait être préjudiciable à la santé, celles qui font référence à des recommandations de médecins ou de professionnels de la santé non reconnus et d’autres associations, ainsi que celles qui font référence au rythme ou à l’importance de la perte de poids.

>> Communication de la Commission au Parlement européen concernant la position commune arrêtée par le Conseil en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil concernant l’adjonction de vitamines, de substances minérales et de certaines autres substances aux denrées alimen­taires du 13 janvier 2006* Les principaux objectifs de la proposition sont d’améliorer la libre circulation des marchandises dans le marché intérieur ; de contribuer à un niveau élevé de protection de la santé humaine, d’accroître la sécurité juridique des opérateurs et promouvoir l’innovation par des mesures adaptées et d’assurer une concurrence loyale dans le domaine des denrées alimentaires. Ainsi, le Conseil et la Commission déclarent que toute allégation (message ou représentation qui n’est pas obligatoire en vertu de la législation communautaire ou nationale, y compris une représentation sous la forme d’images, d’éléments graphiques ou de symboles) liée à l’ajout de vitamines et de substances minérales, telle que « avec une teneur ... », « à teneur restituée en... », « ...ajoutés », « enrichie... », devrait être considérée comme ayant la même signification pour les consommateurs que l’allégation « source de... ».

>> Publication de la liste des vitamines et des minéraux autorisés sur les territoires des États membres mais non mentionnés à l’annexe I, ou sous des formes non mentionnées à l’annexe II de la directive 2002/46/CE* du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires, en application de son article 4§6 (Commission européenne, Protection de la santé et des consommateurs, janv. 2006).

>> Projet de directive prévoyant l’ajout du bore dans l’annexe 1 et de l’acide borique, du borate de sodium et du 5-méthyltétrahydrofolate dans l’annexe II de la directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires*

>> Un projet de directive visant à compléter la liste des vitamines et minéraux pouvant être utilisés dans les compléments alimentaires (directive 2002/46/CE) prévoit l’ajout du bore dans l’annexe 1 et de l’acide borique, du borate de sodium et du 5-méthyltétrahydrofolate dans l’annexe II.

Par ailleurs, l’Afssa a d’ores et déjà estimé que la possibilité d’incorporer du bore dans les compléments alimentaires présenterait, comme indiqué dans l’avis de l’AESA, un risque de dépassement de la limite de sécurité pour le consommateur (avis relatif à une demande d’évaluation relative à un projet de directive visant à compléter la liste des vitamines et minéraux pouvant être utilisés dans les compléments alimentaires : ajout du bore dans l’annexe 1 et de l’acide borique, du borate de sodium et du 5-MéthylTétraHydroFolate (5-MTHF) dans l’annexe II de la directive 2002/46/CE relative aux compléments alimentaires du 1er déc. 2006*)

>> Arthocartil : alerte de l’Ordre des pharmaciens

L’arthocartil est notamment composé d’harpagophytum, d’ortie, de gingembre et curcuma, et dépourvu d’AMM. Or, il revendique de nombreuses propriétés dont celle de « guérir de l’arthrose ». L’Ordre des pharmaciens a donc interpellé l’Afssaps qui a demandé à l’institut national de naturopathie qui commercialise l’arthocartil de reconsidérer les axes de sa communication.

>> Eugenia jambolana : pour le maintien de la glycémie

Plusieurs études ont montré l’intérêt de l’eugenia jambolana, plante de Madagascar, dans le maintien de la glycémie. Des compléments alimentaires composés de cette plante viennent d’être mis sur le marché.

 

>> Consommation de compléments alimentaires : 11 % des adultes sont consommateurs de compléments alimentaires, selon l’enquête Comportements et Consommations Alimentaires des Français (CCAF) publiée dans la dernière lettre de « La Minute Nutrition » no 227, du 10 février 2006. 19 % des personnes ont une consommation permanente de compléments alimentaires, 12,4 % des personnes prennent des compléments alimentaires en cure de plus de 3 semaines, 15,7 % en cures de 3 semaines, 29,4 % en cures d’une à deux semaines et 23,5 % en prennent de façon irrégulière. 16,1 % des femmes sont consommatrices de compléments alimentaires contre 5,6 % des hommes.

>> Les compléments concernent le plus souvent du magnésium, de la vitamine C, des multivitamines, du calcium, des oligo-éléments, ainsi que des compléments pour la beauté et pour le sommeil. Les raisons évoquées pour ce type de consommation sont la santé, la fatigue, le soin du corps, les maladies, le stress, les problèmes de santé et les changements de saison. Par ailleurs, 59,9 % des adultes le font pour éviter les carences, lutter contre les petites maladies ou les maladies graves, à la suite de conseils émanant principalement d’un médecin ou encore pour la beauté de la peau.

>> Magnésium et cancer du colon (the American Journal of Epidemiology, févr. 2006, Vol. 163, p. 232-235). Selon une étude de l’école de santé publique del’Université du Minnesota réalisée sur 35 000 femmes pendant 17 ans et ne présentant pas d’antécédent de cancer ; 1.112 femmes ont développé la maladie et l’analyse révèle que les femmes ayant les apports alimentaires les plus élevés en magnésium (correspondant à des apports légèrement supérieurs aux recom-mandations, 356 mg par jour au lieu des 320 mg recommandés) ont un risque de cancer du côlon environ 25 % plus faible.

Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Janvier février 2006. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !

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Arkopharma, prévention, Gingko, Ostéoporose, Vitamine D, Sélénium

Publication de la liste des autorités compétentes des États-membres pouvant autoriser, sur leur territoire, l’utilisation de vitamines et de minéraux non mentionnés à l’annexe I, ou sous des formes non mentionnées à l’annexe II de la directive 2002/46/CE* du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires, en application de son article 4§6 (Commission européenne, Protection de la santé et des consommateurs, janv. 2006).

Procès Arkopharma (suite Bulletin sept. oct. 2005 n° 7) : l’ancien PDG de la société Arkopharma a été condamné à 3 ans de prison avec sursis et à 30 000 euros d’amende, et le pharmacien ayant fourni les gélules à 12 mois de prison avec sursis. L’ancien PDG a d’ores et déjà décidé d’interjeter appel de la décision, estimant que sa condamnation n’est fondée sur aucune preuve scientifique réelle.

Prévention contre l’utilisation de deux compléments alimentaires : la MHRA (The Medicines and Healthcare products Regulatory Agency) en Grande-Bretagne prévient du risque d’utilisation de deux compléments alimentaires à base d’herbes africaines : « M2 » et « Energy 2000 » qui peuvent contenir du Strophanthus sarmentosus pouvant provoquer des défaillances cardiaques ou de l’Aristolochia pouvant entraîner des défaillances rénales et des cancers. Le M2 est indiqué pour favoriser la lutte contre les infections, les troubles digestifs etc. et l’Energy 2000 contribue à lutter contre les troubles sexuels et le stress.

Le gingko biloba contribuerait à réduire le risque de développement du cancer ovarien (selon une étude des Dr Bin Ye et Daniel Cramer du Brigham and Women’s Hospital aux Etats-Unis) : les femmes qui ont pris un complément alimentaire de gingko biloba durant 6 mois ou plus montrent une réduction du risque du cancer des ovaires de 60 %. Pour rappel, le cancer de l’ovaire est le plus meurtrier des cancers gynécologiques.

La supplémentation en magnésium contribuerait à réduire les risques d’ostéoporose chez les seniors selon le Journal of the American Geriatrics Society, vol. 53, p. 1875-1880). Une étude réalisée sur 2 038 Américains de race blanche et noire, âgés de 70 à 79 ans a montré que la prise quotidienne de 100 mg de magnésium accroissait la densité minérale osseuse du corps dans son ensemble de 2 %. Or, selon les chercheurs, une densité minérale osseuse médiocre et les fractures qu’elle entraîne sont des phénomènes tellement répandus qu’une amélioration de la densité osseuse, même limitée, pourrait produire un effet tout à fait appréciable en termes de santé publique.

La supplémentation en vitamine D contribuerait à réduire les risques de chutes chez les seniors (selon le Journal of the American Geriatrics Society, vol. 53, p. 1881-1888). Une étude, réalisée sur 625 personnes âgées ne présentant aucune carence en vitamine D, montre qu’une prise quotidienne de cette vitamine réduit les risques de chute de 27 à 37 %.

Un taux élevé de sélénium contribue à diminuer le risque d’arthrose (selon l’Annual meeting of the American College of Rheumatology du 16 déc. 2005). Une étude réalisée sur 940 personnes depuis une quinzaine d’années montre que le groupe à taux élevé de sélénium a un risque inférieur de 40 % d’arthrose du genou par rapport au groupe aux taux faibles de sélénium. Les chances de souffrir d’arthrose sévère, sur les deux genoux, sont également plus faibles pour ceux qui ont un taux de sélénium élevé. Le sélénium, qui se trouve dans les céréales complètes, les oignons, les asperges, les oeufs, la viande, l’ail et l’ananas, pourrait donc prévenir l’arthrose. D’autant plus que l’arthrose toucherait une personne de plus de 40 ans sur cinq en France et 21 millions d’Américains.


 

Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Novembre décembre 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !

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Décret, suspension de fabrication, publication

Avis de l’Afssa
– Avis du 6 septembre 2005 relatif à l’évaluation d’une nouvelle version du projet de décret relatif
aux compléments alimentaires*.

L’Afssa a été saisie d’une demande d’avis par la DGCCRF concernant une nouvelle version du projet de décret qui définit les dispositions relatives à la composition, l’étiquetage, les
procédures de déclaration et d’autorisation d’emploi des compléments alimentaires tout en transposant
la directive 2002/46/CE du 10 juin 2002 concernant les compléments alimentaires et prévoyant des
dispositions particulières pour les autres substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que pour les plantes et préparations de plantes.
L’Afssa considère que l’article 16 du projet, qui concerne une procédure des demandes de mise sur le marché de certaines substances à but nutritionnel ou physiologique, d’une plante ou d’une préparation de plantes traitée par la DGCCRF sans une évaluation de risque de l’Afssa, ne permet pas d’assurer la sécurité pour le consommateur des compléments alimentaires concernés. Enfin, l’Afssa émet des réserves sur les articles 6 et 7 du projet puisqu’elle estime ne pouvoir évaluer l’innocuité d’une plante ou d’un extrait de plante utilisée dans un complément alimentaire qu’à travers un dossier justificatif caractérisant les conditions de production et d’utilisation du produit ainsi que sa composition chimique.

Décisions de suspension de la fabrication et de commercialisation de compléments alimentaires à base de plantes par le directeur général de l’Afssaps.
Les compléments alimentaires visés ont été assimilés à des médicaments mais étaient dépourvus d’A.M.M., ils ont donc été suspendus jusqu’à leur mise en conformité, il s’agissait :
– De gélules de poudre de bourdaine (puissant laxatif et médicament par fonction), de gélules d’écorce de cascara (puissant laxatif, médicament par fonction et médicament par présentation du fait de l’indication sur leur étiquette « plante utilisée comme laxatif dans le traitement de la constipation »), de gélules de racine de rhubarbe de Chine (puissant laxatif et médicament par fonction), de gélules de poudre de millepertuis (anti-dépressif et médicament par fonction),
de gélules de poudre d’ispaghul (laxatif de lest et médicament par fonction), de gélules de poudre de gui (anti-tumoral et médicament par fonction), de gélules de poudre de griffe du chat (anti-inflammatoire et anti-mutagénique, médicament par fonction et médicament par présentation du fait de l’indication sur leur étiquette « immunostimulant, anti-inflammatoire, anti-tumoral [...] correcteur des troubles digestifs »)
(Déc. 15 déc. 2004, Sté « MGD »*) ;
– De gélules de poudre d’aloe vera, de bourdaine, de cascara et de séné (puissants laxatifs et médicaments par fonction), de gélules de poudre de millepertuis (anti-dépressif et médicament par fonction), de gélules de poudre de gui (anti-tumoral et médicament par fonction), de gélules de poudre de yohimbehe (hypotenseur par vasodilatation périphérique et médicament par fonction) (Déc. 15 déc. 2004, Sté « Nord Plantes »*) ;
– De comprimés de millepertuis dosés à 300 mg (anti-dépressif et médicament par fonction)
(Déc. 15 déc. 2004, entreprise « Arbre de Vie »*) ;
– De gélules de millepertuis (anti-dépressif et médicament par fonction) (Déc. 15 déc. 2004 Sté « Floralpina »*)
– De gélules de poudre de séné, de bourdaine, de cascara et de racine de rhubarbe, de flacons d’extrait hydro-alcoolique glycériné de séné (puissants laxatifs et médicaments par fonction), de gélules de poudre de millepertuis (anti-dépressif et médicament par fonction), de gélules de poudre de gui et de flacons d’extrait hydro-alcoolique glycériné de gui (anti-tumoral et médicament par fonction), de flacons d’huile essentielle de cajeput (rubéfiant, anti-rhumatismal et anti-septique, et médicament par fonction)
(Déc. 4 févr. 2005, Sté « Claudine Vallée EURL »*) ;
– De gélules d’aloe vera (puissant laxatif et médicament par fonction), de millepertuis (anti-dépressif et médicament par fonction), de griffe du chat (anti-inflammatoire et anti-mutagénique et médicament par fonction), de gui (anti-tumoral et médicament par fonction) (Déc. 11 févr. 2005, Laboratoires Lebeau*) ;
– De gélules de racine de rhubarbe de Chine (puissant laxatif et médicament par fonction),
(Déc. 11 févr. 2005, Sté NOVEAL*) ;
– D’aloe vera (gélule de 280 mg), de bourdaine écorce (gélule de 250 mg et
sachet de 100 g), de cascara sagrada écorce (gélule de 250 mg et sachet de
100 g), de séné (foliole en gélule de 220 mg et feuilles en sachet de 80 g), de rhubarbe racine (gélule de 250 mg et sachet de 100 g) et de la tisane Minciflor (sachet de 220 g) (puissants laxatifs et médicaments par fonction) ; de l’éphédra plante (gélule de 250 mg, stimulant respiratoire et médicament par fonction) ;
De millepertuis (plante en sachet de 100 g, en gélule de 250 mg et bio sommité en sachet de 40 g), d’Anxiflor (gélule de 300 mg à base de millepertuis) (anti-dépressifs et médicaments par fonction) ; D’ispaghul semence (gélule de 300 mg), de psyllium semence (gélule de 350 mg), psyllium noir semence (sachet de 150 g) et de Transit (gélule de 300 mg à base de cascara et d’ispaghul) (laxatifs et médicaments par fonction) ; De gui feuille (gélule de 250 mg et en sachet de 100 g) et de gui bio feuille (sachet de 80 g) (anti-tumoraux et médicaments par fonction) ; De griffe du chat (gélule de 300 mg) (anti-inflammatoire et anti-mutagénique et médicament par fonction) et de Libido (gélule de 300 mg à 2005, Sté Euroflor Diffusion*).

Publication de la liste des compléments alimentaires soumis à la Commission européenne en application de l’article 4§6, de la directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des Etats membres concernant les compléments alimentaires (Commission européenne, Protection de la santé et des consommateurs, 10 oct. 2005*).
Etats-Unis : décret du 7 octobre 2005 interdisant la vente de trois compléments alimentaires : synéphrine, éphédrine et DHEA aux adolescents de l’État de Californie.

Bêta-carotène : une étude de l’Inserm, portant sur 60 000 femmes vient de démontrer que la consommation de bêta-carotène augmente le risque de cancers liés au tabac chez les fumeuses. À haute dose, le risque de cancer est doublé. En revanche, la supplémentation en bêta-carotène diminuerait de plus de la moitié le risque de cancers chez les femmes n’ayant jamais fumé (Communiqué Inserm, 20 sept. 2005, Journal of the National Cancer Institute, sept. 2005 ; vol. 97, p. 1338-1344 (voir lettre déc. janv. 2005 sur les antioxydants, Éditorial).

Les oméga 3 et la maladie d’Alzheimer : chez les personnes de 65 ans et plus, manger une portion de poisson par semaine ralentirait de 10 % le déclin de leurs facultés cognitives ; deux portions, de 13 %, selon une nouvelle étude (Morris M.C. et al., « Fish consumption and cognitive decline with age in a large community study », Arch Neurol., 10 oct.2005*). Par ailleurs, les laboratoires Pierre Fabre lanceront en mars 2006 à Montauban, un essai, auquel participeront quelque 4 000 personnes afin d’évaluer l’intérêt d’une supplémentation en oméga 3 dans la prévention des démences et en particulier la maladie d’Alzheimer.

Procès Arkopharma : le 5 octobre 2005, ouverture du procès Arkopharma au tribunal correctionnel de Nice.
L’ancien PDG de la société Arkopharma et le pharmacien ayant fourni des gélules Arkopharma à base
d’aristolochia fangchi et de stephania tetandra (voir Éditorial, Interdiction de certaines plantes) à deux femmes, décédées par la suite d’un cancer des voies urinaires, sont jugés pour homicides involontaires. Deux experts appelés par Arkopharma ont établi d’une part, que l’effet toxique des plantes absorbées ne pouvait être
atteint qu’à raison de 800 gélules par jour et d’autre part, qu’il était impossible pour un laboratoire
d’identifier l’origine d’un dommage toxique précis, huit ans après l’absorption d’un produit.
Le procureur a réclamé 2 ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende contre l’ancien PDG et 7 mois de prison avec sursis contre le pharmacien.

Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Septembre - Octobre 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !

Flash infos : Activation du bronzage, jus de soja & lycopène

Avis de l’Afssa :

>>  Avis du 20 avril 2005 relatif à l’évaluation de la composition et l’allégation d’un complément alimentaire présenté sous forme de capsules molles contenant de l’huile d’onagre à 9% d’acide gamma linolénique, des minéraux (zinc, sélénium, cuivre), des caroténoïdes (bêta carotène, lycopène), de la vitamine E (alphatocophérol), ce complément revendiquant l’allégation « prépare et active le bronzage » :
Le complément alimentaire ne présente pas de danger aux doses préconisées par le pétitionnaire pour des adultes, les justificatifs fournis ne permettent pas de démontrer l’allégation proposée.

>>  Avis du 20 avril 2005 relatif à l’évaluation des compléments d’information relatifs à la stabilité de la vitamine D et aux teneurs en phyto-oestrogènes de jus de soja :
Les informations relatives à la stabilité de la vitamine D jusqu’à la DLUO sont satisfaisantes et montrent que les teneurs en vitamine D des jus de soja sont stables ; les teneurs en phyto-oestrogènes des tonus destinés aux enfants de 3 à 15 ans sont trop élevées; la présence et le contenu en isoflavones aglycones devraient être mentionnés sur l’étiquetage recommandé pour les aliments à base de soja soit :« contient Xmg d’isoflavones (famille des phyto-oestrogènes). À consommer avec modération (limiter la consommation quotidienne à 1mg/kg de poids corporel). Déconseillé aux enfants de moins de 3 ans »; (sur le soja voir lettre d’avril-mai).

>>  Avis du 25 juillet 2005 relatif à l’évaluation des risques éventuels liés à l’emploi de lycopène en tant qu’ingrédient alimentaire :
L’Afssa estime qu’il ne semble pas nécessaire et utile de dépasser une consommation totale, y compris via les compléments alimentaires, de lycopène de 20 mg par jour, en considérant celui-ci sous sa forme présente dans la matrice alimentaire naturelle. La priorité actuelle n’est pas d’augmenter considérablement les apports de lycopène,mais d’une part d’examiner les conditions pouvant contribuer à une amélioration de la biodisponibilité des apports usuels de lycopène et,d’autre part, de préciser le seuil (actuellement estimé à 20 mg) à partir duquel un apport additionnel de lycopène n’augmente pas sensiblement le lycopène disponible. Ces données pourraient aboutir dans le futur à une révision de la limite supérieure d’apport alimentaire proposée.
La forme d’apport du lycopène influence considérablement sa biodisponibilité et il a été montré que celle-ci est plus élevée pour les formes synthétiques dans un complexe huileux que pour les formes naturelles présentes dans des extraits de purée de tomates. Un facteur 3 a été avancé mais devra être confirmé. L’utilisation des formes synthétiques de lycopène devra faire l’objet d’une évaluation spécifique au cas par cas sur la base de données de biodisponibilité comparatives avec le lycopène apporté par les extraits de tomate.

Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires.
Juin-Juillet-Aout 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !

Flash infos : OGM & Ecorce de pin

OGM : autorisations pour la filière de l’alimentation humaine :
- Les ingrédients dérivés du soja Roundup Ready
- Les ingrédients dérivés des maïs Bt 176, Bt11, T25, Mon810 et Mon809.
- Les huiles obtenues à partir des colzas : Topas 19/2 ; GT73 ;
Liberator L62 ; Falcon GS 40/90 ; MS1, RF1 et leurs hybrides ; MS1, RF2 et leurs
hybrides ; MS8, RF3 et leurs hybrides.
- Les huiles obtenues à partir des cotons : lignée 531, lignée 1445.
Source : ogm.gouv.fr

OGM : autorisations pour la filière de l’alimentation animale :
- Le soja RR
- Les maïs T25, Mon810, Bt11 et Bt176
- Les produits dérivés du colza Topas 19/2
Source : ogm.gouv.fr

Avis de l’Afssa écorce de pin :
- Avis du 1er avril 2005 relatif à l’emploi d’un extrait d’écorce de pin
maritime français dans les compléments alimentaires annulant et remplaçant l’avis
du 22 février 2005 (voir lettre de février-mars) : aucune donnée
actuelle d’ordre toxicologique ne permet de s’opposer à l’emploi de cet
extrait d’écorce de pins maritimes des Landes, en tant qu’ingrédient
alimentaire, mais des données manquent pour : justifier le niveau de consommation
final (40 à 100mg/jour) susceptible d’être atteint via la consommation de
compléments alimentaires et établir l’intérêt de cet ingrédient à ces doses
nutritionnelles ; justifier par conséquent l’utilisation d’allégations et de mentions
diverses revendiquées par le produit, notamment « effet physiologique », « aide
à maintenir l’organisme en bonne santé », « action contre les radicaux libres » ;
établir une dose maximale quotidienne*.

Extrait de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments alimentaires. Avril-Mai 2005. Pour vous abonner à la lettre au format papier, écrivez-moi !