>> Une alimentation riche en bêta-carotène, en vitamines C et E et en zinc
réduirait le risque de développement d’une dégénérescence maculaire liée à
l’âge (DMLA) (Journal of the
American Medical Association, 28 décembre 2005, vol. 294, no 24, p. 3.101-3.107)
Selon une étude de population reposant sur un suivi moyen de huit
ans, sur 4 170 participants, 560 cas de DMLA (13,4%) ont été relevés pendant le
suivi. La consommation alimentaire en vitamine E et en zinc est apparue
inversement associée à l’apparition d’une DMLA. Une consommation des quatre
nutriments (bêta-carotène, vitamines C et E et zinc) supérieure à la moyenne
s’est révélée associée à une baisse de 35 % du risque de DMLA par rapport à une
consommation inférieure à la moyenne pour au moins un de ces quatre antioxydants.
>> Communication de la Commission au Parlement européen concernant la
position commune arrêtée par le Conseil en vue de l’adoption du règlement du
Parlement européen et du Conseil concernant les allégations nutritionnelles et
de santé portant sur les denrées alimentaires du 13 janvier 2006* Cette proposition a trait aux
allégations nutritionnelles et de santé utilisées dans l’étiquetage et la
présentation des denrées alimentaires ainsi que dans la publicité les
concernant. Seules les allégations nutritionnelles et de santé conformes aux
dispositions du règlement pourront être utilisées dans l’étiquetage, la
présentation et la publicité en faveur des denrées alimentaires mises sur le
marché communautaire et fournies en tant que telles au consommateur final. Par
exemple, relativement aux allégations de santé, la Commission et le Conseil
considèrent que doivent rester seules interdites les allégations qui donnent à
penser que le fait de ne pas consommer la denrée alimentaire pourrait être
préjudiciable à la santé, celles qui font référence à des recommandations de
médecins ou de professionnels de la santé non reconnus et d’autres
associations, ainsi que celles qui font référence au rythme ou à l’importance
de la perte de poids.
>> Communication de la Commission au Parlement européen concernant la
position commune arrêtée par le Conseil en vue de l’adoption du règlement du
Parlement européen et du Conseil concernant l’adjonction de vitamines, de
substances minérales et de certaines autres substances aux denrées alimentaires
du 13 janvier 2006* Les principaux objectifs de la proposition sont d’améliorer la
libre circulation des marchandises dans le marché intérieur ; de contribuer à
un niveau élevé de protection de la santé humaine, d’accroître la sécurité juridique
des opérateurs et promouvoir l’innovation par des mesures adaptées et d’assurer
une concurrence loyale dans le domaine des denrées alimentaires. Ainsi, le
Conseil et la Commission déclarent que toute allégation (message ou
représentation qui n’est pas obligatoire en vertu de la législation
communautaire ou nationale, y compris une représentation sous la forme
d’images, d’éléments graphiques ou de symboles) liée à l’ajout de vitamines et
de substances minérales, telle que « avec une teneur ... », « à teneur
restituée en... », « ...ajoutés », « enrichie... », devrait être considérée
comme ayant la même signification pour les consommateurs que l’allégation «
source de... ».
>> Publication de la liste des vitamines et des minéraux autorisés sur les
territoires des États membres mais non mentionnés à l’annexe I, ou sous des
formes non mentionnées à l’annexe II de la directive 2002/46/CE* du Parlement européen et du Conseil du
10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres
concernant les compléments alimentaires, en application de son article 4§6
(Commission européenne, Protection de la santé et des consommateurs, janv.
2006).
>> Projet de directive prévoyant l’ajout du bore dans l’annexe 1 et de
l’acide borique, du borate de sodium et du 5-méthyltétrahydrofolate dans
l’annexe II de la directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du
10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres
concernant les compléments alimentaires*
>> Un projet de directive visant à compléter la liste des vitamines
et minéraux pouvant être utilisés dans les compléments alimentaires (directive
2002/46/CE) prévoit l’ajout du bore dans l’annexe 1 et de l’acide borique, du
borate de sodium et du 5-méthyltétrahydrofolate dans l’annexe II.
Par ailleurs, l’Afssa a d’ores et déjà estimé que la possibilité
d’incorporer du bore dans les compléments alimentaires présenterait, comme
indiqué dans l’avis de l’AESA, un risque de dépassement de la limite de
sécurité pour le consommateur (avis relatif à une
demande d’évaluation relative à un projet de directive visant à compléter la
liste des vitamines et minéraux pouvant être utilisés dans les compléments
alimentaires : ajout du bore dans l’annexe 1 et de l’acide borique, du borate
de sodium et du 5-MéthylTétraHydroFolate (5-MTHF) dans l’annexe II de la
directive 2002/46/CE relative aux compléments alimentaires du 1er déc. 2006*)
>> Arthocartil : alerte de l’Ordre des pharmaciens
L’arthocartil est notamment composé d’harpagophytum, d’ortie, de
gingembre et curcuma, et dépourvu d’AMM. Or, il revendique de nombreuses
propriétés dont celle de « guérir de l’arthrose ». L’Ordre des pharmaciens a
donc interpellé l’Afssaps qui a demandé à l’institut national de naturopathie
qui commercialise l’arthocartil de reconsidérer les axes de sa communication.
>> Eugenia jambolana : pour le maintien de
la glycémie
Plusieurs études ont montré l’intérêt de l’eugenia jambolana, plante de Madagascar, dans le maintien de la glycémie. Des compléments alimentaires composés de cette plante viennent d’être mis sur le marché.
>> Consommation de compléments alimentaires : 11 % des adultes sont
consommateurs de compléments alimentaires, selon l’enquête Comportements et
Consommations Alimentaires des Français (CCAF) publiée dans la dernière lettre
de « La Minute Nutrition » no 227, du 10 février 2006. 19 % des personnes ont
une consommation permanente de compléments alimentaires, 12,4 % des personnes
prennent des compléments alimentaires en cure de plus de 3 semaines, 15,7 % en
cures de 3 semaines, 29,4 % en cures d’une à deux semaines et 23,5 % en
prennent de façon irrégulière. 16,1 % des femmes sont consommatrices de
compléments alimentaires contre 5,6 % des hommes.
>> Les compléments concernent le plus souvent du magnésium, de la
vitamine C, des multivitamines, du calcium, des oligo-éléments, ainsi que des
compléments pour la beauté et pour le sommeil. Les raisons évoquées pour ce
type de consommation sont la santé, la fatigue, le soin du corps, les maladies,
le stress, les problèmes de santé et les changements de saison. Par ailleurs,
59,9 % des adultes le font pour éviter les carences, lutter contre les petites
maladies ou les maladies graves, à la suite de conseils émanant principalement
d’un médecin ou encore pour la beauté de la peau.
>> Magnésium et cancer du colon (the American Journal of Epidemiology, févr. 2006, Vol. 163, p. 232-235).
Selon une étude de l’école de santé publique del’Université du Minnesota
réalisée sur 35 000 femmes pendant 17 ans et ne présentant pas d’antécédent de
cancer ; 1.112 femmes ont développé la maladie et l’analyse révèle que les
femmes ayant les apports alimentaires les plus élevés en magnésium (correspondant
à des apports légèrement supérieurs aux recom-mandations, 356 mg par jour au
lieu des 320 mg recommandés) ont un risque de cancer du côlon environ 25 % plus
faible.
Extrait
de la lettre d'information juridique et scientifique sur les compléments
alimentaires. Janvier février 2006. Pour vous abonner à la lettre au format
papier, écrivez-moi
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Il est interessant de voir l'augmentation de la prise de complement alimentaire etant moi-meme adepte de cette voie pour eviter les carences. Mais je ne sais pas si j,agit par effet de mode ou j'ai une conscience reelle de l'utilite de produits comme celui-ci. www.labosante.com m'a donne des reponses a mes questions.
Rédigé par : Parapharmacie | 15 mars 2007 à 16:50