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ML

Procès en Appel pour l'ex-PDG d'Arkopharma (Toulouse) : Verdict prévu pour le jeudi 24 mai 2007

L'audience d'hier devant la 3ème chambre des appels correctionnels à Toulouse dans le cadre du procès à Max Rombi, ex-PDG, fondateur et président du conseil de surveillance d'Arkopharma, dont la famille est actionnaire majoritaire, accusé de blessures "involontaires" et tromperies, s'est déroulé de façon plus dynamique que l'audience du 19 avril 2006 dont le verdict honteux du 5 juillet 2006 relaxa Max Rombi du délit de blessures involontaires.

Interrogé par le Président du Jury, Max Rombi a affirmé qu'en dépit du doute concernant les plantes chinoises et suivant les indications du pharmacien principal d'Arkopharma et du chimiste en-chef d'Arkopharma, qui n'ont pas la moindre compétence en Médecine Tradionnelle Chinoise et pour lesquels les poudres ne présentaient apparemment aucun danger pour la santé, qu'il avait décidé de mettre sur le marché les asiatitrats sans même attendre l'avis d'un expert chinois de Hong-Kong. Où est-donc l'involontarité pour les blessures de Toulouse et les homicides de Nice là-dedans? Comme pour justifier son geste, Max Rombi a également rajouté que de toutes façons les asiatitrats n'ont jamais vraiment rapporté à Arkopharma...

Le pharmacien toulousain, Jean-Bruno Maury, a reconnu avoir racheté à l'époque des poudres à Arkopharma et avoir vendu près de 450kg de "médicamments" sans vraiment savoir ce qu'il y avait dedant faisant confiance à Max Rombi et Arkopharma.

Pour ce qui est du dossier d'expertise, la défense a fait remarquer qu'il n'y avait pas de raison qu'il fusse écarté alors qu'il a été retenu par le Tribunal Correctionnel de Nice et par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence et que les prétextes pour l'écarter sont des plus douteux. La défense a fait également remarquer que malgré leurs demandes d'expertises multiples celles-ci n'ont jamais abouties et que la procédure, qui dure maintenant depuis plus de 17 ans, connaissait des lenteurs des plus gênantes.

Le verdict de cette Cour d'Appel est attendu pour le jeudi 24 mai prochain.

Pour de plus amples informations merci de vous reporter à: http://www.victimesplanteschinoises.blogspot.com/

Victimes Plantes Chinoises

Sandrine T.

Prison avec sursis et mise à l'épreuve en appel pour l'ex-Pdg d'Arkopharma

L'ancien Pdg du groupe de phytothérapie Arkopharma, Max Rombi, a été condamné lundi en appel à deux ans de prison avec sursis pour homicides involontaires après le décès de deux femmes qui avaient absorbé des produits à base de plantes chinoises importées par Arkopharma.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a abaissé d'un an la condamnation à trois ans de prison avec sursis infligée à M. Rombi en première instance par le tribunal correctionnel de Nice, en novembre 2005. Elle a en revanche assorti cette peine de trois ans de mise à l'épreuve et d'une amende de 45.000 euros au lieu des 30.000 euros en première instance.

Un pharmacien niçois, Jean-Paul Gallon, également poursuivi dans cette affaire, a vu sa peine d'un an de prison avec sursis confirmée en appel. Il a également écopé d'une mise à l'épreuve de trois ans.

Les deux hommes n'étaient pas présents à l'audience.

Les deux victimes, Régine Crispino, 40 ans et Valérie Jouffret, 33 ans, étaient décédés d'un cancer des voies urinaires en 2000 et 2001 et avaient toutes deux suivi un régime amaigrissant à base de racines de deux plantes chinoises importées par Arkopharma. Pour la justice, une confusion entre ces plantes, interdites en France depuis 1998, serait à l'origine du décès.

Arkopharma, leader européen de la phytothérapie, avait contesté le lien de cause à effet entre la pathologie rénale et la consommation d'herbes chinoises.

Le 5 juillet, Max Rombi a également été condamné à une amende pour "tromperie" par le tribunal correctionnel de Toulouse mais relaxé du délit de blessures involontaires envers deux femmes ayant absorbé des produits à base de plantes chinoises.

AFP. 13 nov. 2006

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