Depuis quelques années, les visions comportementalistes en environnementalistes de la cause des cancers se sont rejoint.
Finies oppositions directes entre les deux mouvements de pensée, il est aujourd'hui largement admis comme consensus que les cancers sont pour certains majoritairement liés à notre comportement, d'autres plutôt liés à notre environnement, mais que presque tous sont liés à une combinaison d'un mode de vie dégradé et d'un environnement à risque.
Le comportement - notre mode de vie - comme facteur de déclenchement des cancers :
La thèse comportementaliste, ou classique, reste cependant la plus populaire. Selon elle, le déclenchement des cancers est lié au mode de vie, c'est à dire essentiellement au tabagisme, à l'alcoolisme, aux déséquilibres du régime alimentaire - le fait de manger trop de graisses animales et pas assez de fruits et légumes - au surpoids, à l'obésité, à la sédentarité, à l'âge plus tardif de la première grossesse, à la prise d'hormones (pillule contraceptive, traitement substitutif de la ménopause), etc.
L'environnement comme facteur prépondérant ?
Pour les environnementalistes, le cancer est principalement lié aux facteurs mutagènes (provoquant des mutations génétiques), qui sont plus dans l'environnement que dans notre mode de vie. La dégradation environnementale expliquerait la génèse d'environ les 3/4 des cancers, et surtout leur fréquence croissante. D'où la nécessité de mettre en place une réelle politique de santé plublique visant à réduire la pollution de notre environnement sous toutes ses formes.
L'impact environnemental décortiqué
Dans son ouvrage "Guérir du cancer ou s'en protéger", le professeur Dominique de Bellepomme présente dix tenseurs scientifiques en faveur de l'origine principalement environnementale des cancers actuels dont voici quelques exemples :
>> Le tabagisme et l'alcoolisme sont en régression
Ils ont donc aujourd'hui une incidence et une mortalité qui diminuent dans nos sociétés.
>> C'est la durée d'exposition aux facteurs de risque, et non seulement le vieillissement, qui est en cause.
On peut penser que l'augmentation du nombre de cancers est liée à l'augmentation de l'espérance de vie. Un tel argument repose sur l'idée que les cellules de l'organisme, en vieillissant, seraient plus enclines à muter, et donc à devenir cancéreuses. C'est partiellement exact, car l'excès de radicaux libres et l'altération de la réparation de l'ADN chez les sujest âges présentent des facteurs de mutation spontanée, partiellement compensés par une capacité réduite de division de ces cellules.
Cependant, pour qu'un cancer survienne, l'accumulation d'un nombre critique de mutations dans une cellule est nécessaire, ce qui signifie que plus la durée d'exposition aux facteurs de risque est longue, plus la probabilité d'avoir obtenu ce nombre critique est élevée. Ainsi, plus l'on est âgé, plus la probabilité de faire un cancer augmente.
L'environnement a donc un impact décisif sur le phénomène d'augmentation des cancers, que l'on pense seulement liés au vieillissement !
On citera parmi les autres facteurs environnementaux impactants :
>> Les produits chimiques dont 100 000 ont été commercialisés depuis 50 ans, avec l'incapacité de tous les contrôler (mois de 5 000 on été étudiés)
>> La pollution
L'augmentation du nombre de cancers chez les animaux
Enfin, il semble établi, bien que nous manquions encore de données épidémiologiques précises, que le nombre de cancers chez les animaux est en augmentation depuis plusieurs années. En tous cas, l'existence de cancers chez les poissons, inconnue il y a 50 ans, est aujourd'hui indiscutablement prouvée. On ne peut évidemment pour les animaux sauvages pas incriminer des facteurs comportementaux, mais seulement environnementaux...
En conclusion : veillez à améliorer votre mode de vie, mais pensez également à surveiller votre environnement. L'élimination des substances toxiques dans votre habitat est l'une des voies à explorer, très en vogue actuellement d'ailleurs.
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