L'article fait la une du Figaro aujourd'hui : "Les bienfaits de l'alimentation bio remis en question"
Il y est question d'une synthèse de quelque 500 études menées sur la question et publiées dans l'American Journal of Clinical Nutrition.
On y évoque notamment de l'apport an calcium, en fer ou en vitamine C, arguant que les écarts son trop infimes pour qu'ils ne présentent un impact nutritionnel quelconque.
>> Une étude contestable
Plusieurs points sont selon moi contestables dans les conclusions cette étude, et dans la façon dont le journal les présente :
L’étude ne fait pas du tout mention des pesticides présents sur les produits étudiés.
Il est précisé que si les produits bio ne présentent pas de traces de pesticides, les produits non bio sont eux généralement sous le seuil légal autorisé et ne présentent de ca fait probablement pas de risques…
Raccourci qui ne manquera pas de nous étonner.
L’expérience nous a en effet montré que :
• Certains pesticides longtemps considérés comme inoffensifs ont par la suie été interdits. Ce qui ne nous a pas empêchés d’en consommer pendant des années.
• Les doses maximales admises sont, certes basées sur des études, mais qui ne peuvent pas sérieusement étudier l’impact des pesticides sur la santé à long terme, tant ce type d’études est complexe à mener.
• Ces mêmes doses maximales admises ont elle aussi tendance à diminuer, ou à augmenter, non pas au gré des nouvelles études menées, mais en fonction des possibilités offertes par les techniques de cultures ou l’usage d’autres types de pesticides.
• Au-delà de la dose maximale admise, ces pesticides sont reconnus comme toxiques. Il est difficile de croire qu’un produit chimique toxique à des doses faibles, ne le soit pas à des doses un peu plus faibles.
>> Ce que les gens veulent ou doivent entendre ?
Utiliser un raccourci en première page d’un quotidien national, suggérant que le bio n’a aucun impact positif sur la santé, c’est avant tout de la communication destinée à rassurer les foules.
Disons que cette démarche conforte tous les consommateurs de bouffe industrielle qui ont vraisemblablement besoin d’être rassurés, avec tout ce qu’ils voient, entendent ou ressentent sur les aliments qu’ils achètent !
Que se passerait-il aujourd’hui si les études et les médias de masse communiquaient au contraire sur le fait que les fruits et légumes non bio présentent des risques à long terme sur la santé à cause des pesticides qui y sont présents ?
Chacun aurait le droit de se poser la question de l’interdiction des pesticides.
Or nous serions bien incapables aujourd’hui, aussi bien techniquement, quantitativement que financièrement, de nourrir l’ensemble de la population avec des fruits et légumes bio.
L’autre conséquence serait probablement ne chute de a consommation des fruits et légumes, ce qui aurait probablement un impact plus nuisibles que les pesticides eux-mêmes.
Évidemment il faut rajouter à tout ça l’impact environnemental des cultures non bio, et l’impact sur la santé des habitants proches de ces zones qui sont également démontrés.
>> En conclusion
Je comprends cette communication, ces études, l’humanité n’a pas le choix, il faut nourrir les masses. Ce qui me rassure un peu c’est l’objectif en France de passer à 20% de cultures bio assez rapidement, même si ça ne sera probablement pas tenu… Et le mouvement inexorable des consommateurs vers le bio malgré tous les signaux contradictoires qu’ils reçoivent. Comme quoi les gens ressentent les choses.
On parle dans un sens et on agit dans l’autre. Quand on aura les moyens de dire la vérité, elle sortira probablement, mais dans combien de temps ?






Commentaires