C’est la période ! Les
campagnes publicitaires reviennent chaque année sur nos écrans de
télévision : « Les antibiotiques c’est pas automatique »
Pourquoi cette campagne, les antibiotiques représenteraient un danger quelconque ?
De fait, les français sont
parmi les plus gros consommateurs d’antibiotiques au monde, avec 90% des visites
chez le médecin qui se finissent par une prescription.
Mais quand on demande aux
consommateurs la raison pour laquelle il faut éviter la trop grande
consommation d’antibiotiques, on découvre une grande confusion dans les
esprits.
Quand consommer des
antibiotiques ?
Il ne sert à rien de
consommer des antibiotiques, quand une pathologie est d’origine virale. Les
antibiotiques sont utiles contre les bactéries « seulement ».
Bactéries
et virus sont des microbes, pouvant être responsables de symptômes similaires,
ce qui entretient la confusion. D’où la campagne qui consiste à dire que
beaucoup d’antibiotiques sont pris inutilement, quand ils sont pris contre des
infections virales.
Comment savoir si une
pathologie est d’origine virale ou microbienne ?
Une analyse en laboratoire
peut apporter la réponse. Cependant, elle ...
... nécessite du temps, et elle a un coût.
Elle n’est donc pas adaptée à un diagnostic se devant d’être rapide pour
soulager une maladie.
On se fie donc le plupart du
temps au diagnostic du médecin. Il s’appuie sur les symptômes (fièvre,
ganglions…) pour déterminer l’origine de la maladie. Cependant, son diagnostic
ne peut pas être sûr à 100%, sans analyse. La confiance dans le diagnostic d’un médecin est
tout de même la meilleure façon de procéder pour déterminer la nécessité de
prendre ou non des antibiotiques.
Mais poussés par la demande
de leurs patients, certains médecins peuvent être tentés de prescrire des
antibiotiques inutilement. D’où la nécessité d’un
changement de mentalités des patients comme des médecins.
Pourquoi cherche-t-on à
limiter la prise d’antibiotiques ?
D'adord pour des
raisons financières… L’état constate qu’il rembourse chaque année beaucoup plus
que nécessaire pour des traitements antibiotiques inutiles. Mais c'est aussi un enjeu de santé publique.
Y a-t-il une accoutumance des
patients aux antibiotiques ?
Pas du tout. Beaucoup de gens pensent qu’à
force de prendre des antibiotiques, ils vont s’y habituer, et qu’ils ne seront
plus efficaces à terme sur eux. C’est une erreur !
Alors où est le problème ?
En revanche, il y a une
« accoutumance » des bactéries aux antibiotiques !
Ce sont en fait les bactéries
qui deviennent plus résistants aux antibiotiques. On sait bien que tout
antibiotique finira par être inefficace, car les bactéries s’y seront adaptées.
Le problème est de savoir au bout de combien de temps, et si la recherche aura trouvé
un nouvel antibiotique efficace d’ici là.
Si la population prend trop
d’antibiotiques, de façon inutile, on accélère le rythme d’adaptation des
bactéries aux antibiotiques. Au niveau de la population donc,
on prend des risques sanitaires importants. D’autant qu’on ne trouvera sans
doute pas toujours de nouveaux antibiotiques efficaces. Certaines bactéries
sont déjà très difficiles, voir impossibles à éliminer avec les antibiotiques
que nous connaissons.
Comment les bactéries /
microbes deviennent-ils résistants aux antibiotiques ?
Il suffit pour ça de comprendre
la théorie de l’évolution. Prenons une population d’un milliard de bactéries,
qui se reproduisent au rythme d’une division toute les heures. A chaque
reproduction peuvent intervenir des mutations génétiques. C’est le même
phénomène qui, lorsqu’il touche nos cellules peut conduire à des cellules
cancéreuses. Ces mutations, conduisent à des bactéries légèrement différentes
que les bactéries d’origine.
L’une des propriétés des
bactéries mutées peut malheureusement, et ce par un parfait hasard, être celle
de résister à un certain antibiotique. Lorsque le patient va prendre un
antibiotique pour éliminer ces bactéries, seules les bactéries mutées
résistantes vont survivre. Et elles vont ensuite se reproduire à nouveau,
créant une population nouvelle de bactéries totalement résistantes à
l’antibiotique d’origine. Il ne reste plus qu’à changer d’antibiotique…
Sommes-nous les seuls coupables ?
L'élevage et la culture intensifs font un large usage préventif des antibiotiques. Ils contribuent fortement à accélérer la résistance des bactéries aux antibiotiques.
S’il faut retenir 4 choses :
Consultez un médecin avant
de prendre des antibiotiques, mais prenez-en si nécessaire.
Eviter la prise inutile
d’antibiotiques, est un geste « d’écologie médicale », pour préserver
l’efficacité de nos antibiotiques plus longtemps. Mais à titre individuel,
n’hésitez surtout pas à prendre des antibiotiques en cas d’infection bactérienne !
C’est souvent le seul traitement efficace, et ce type d’infection peut être
très grave.
Prenez votre traitement
antibiotique jusqu’au bout
En effet, il arrive que
certaines bactéries soient résistantes à une petite dose d’antibiotiques, mais
finissent par succomber à « haute dose ». Prendre des antibiotiques 2
jours et s’arrêter quand les symptômes disparaissent – alors que la prescription
médicale recommandait 7 jours de traitement – peut provoquer la survie de
souches bactériennes plus résistantes. Les symptômes vont alors réapparaître et
l’infection sera plus difficile à soigner.
Accompagnez votre
traitement antibiotique d’une prise de probiotiques.
La prise d’antibiotiques
détruit notre flore intestinale, composée de « bonnes bactéries ».
Notre flore intestinale joue un rôle fondamental pour notre santé : elle
permet la digestion des aliments, mais aussi contribue à notre barrière
immunitaire au niveau de l’intestin.
Vous devez donc prendre des
probiotiques (souches de bactéries saines) pendant votre traitement
antibiotique, pour palier à la destruction de votre flore intestinale, mais
aussi après votre traitement pour la reconstruire.
Il est courant de voir se
développer un déséquilibre de la flore intestinale après un traitement
antibiotique, avec le développement d’un candida (champignon) nocif, entraînant
des lésions buccales, intestinales, annales… Ces candida, sont toujours
présents dans notre intestin, mais leur développement doit être entravé par la
présence de « bonnes bactéries », pourtant détruites par le
traitement antibiotique.
Sur Biofficine.com, je
commercialise Probionat, un excellent probiotique à 1 milliard de germes, vous
permettant de reconstruire qualitativement et quantitativement votre flore
intestinale.
Renforcez vos défenses immunitaires
N’oubliez pas, à l'approche de l'hiver, qu’un bon
« terrain » améliore votre immunité naturelle et limite le nombre
d’infections bactériennes nécessitant
un recours aux antibiotiques. Vous pouvez pour ce faire agir de façon
préventive :
Par une bonne hygiène de vie et une alimentation saine et équilibrée.
Mais aussi en prenant en complément :
Des probiotiques, Probionat pour équilibrer votre flore
intestinale, et améliorer de ce fait votre immunité
Un complexe anti-oxydant et vitaminé, Bioxynat qui aide à booster
votre immunité
Pourquoi pas y adjoindre de l'apithérapie avec de la gelée royale, Quantaroyale aide aussi à renforcer le tonus et les défenses immunitaires.
Ghislaine







"Mais poussés par la demande de leurs patients, certains médecins peuvent être tentés de prescrire des antibiotiques inutilement" • Pas d'accord, la majorité des médecins les prescrivent AUTOMATIQUEMENT, c'est d'abord à eux qu'on devrait montrer les campagnes de prévention. Peu de médecins vous détaillent leur prescriptions, quand vous leur demandez ce qu'ils notent la réponse est "oh un petit spray pour décongestionner" (vous alliez pour un rhume) une fois acheté, le petit spray se révèle être un antibio avec logo à tête de morts sur la boîte et mise en garde dans la notice " problèmes de reins etc" merci MONSIEUR LE DOCTEUR EN QUI J'AI CONFIANCE ... désormais quand j'ai un rhume je fais confiance à mes tisanes de thym+miel !
Rédigé par : naturellement | 02 septembre 2008 à 13:40
Bonjour Nicolas,
Il est vrai qu'il existent certaines alternatives aux antibiotiques. Je citerais aussi les exraits de pépins de pamplemousse pour les bactéries inestinales ou cutanées.
Cependant, je vous rappelle que la conclusion de mon article est bien de dire que individuellement, les antibiotiques ne sont pas dangereux. C'est l'excès collectif qui peut le devenir !
Et attention, pour ce qui concerne l'ingestion d'huiles essentielles, il est absolument nécessaires de consulter un médecin, spécialiste. Car les huiles essentielles ont beau être à bas de plantes, elles présentent des principes actifs extrêmement important pour certaines, qu'il ne faut donc pas prendre à la légère.
Rédigé par : Ghislaine | 29 mai 2006 à 08:40
Bonjour,
C'est avec intérêt que j'ai lu votre article. J'écris en fait car je connait une alternative tout a fait acceptable aux antibiotiques. Ce sont les huiles essentielles.
Les huiles essentielles agissent contre les bactéries tout en nous aidant à nous défendre. Elles sont très efficaces lorsqu'elles sont utilisées à bon escient.
De plus elles ne déséquilibrent pas la flore intesinale et évitent les récidivent.
Rédigé par : Nicolas | 19 mai 2006 à 16:35
je pense qu'il serait important pour les éleveurs et les decideurs politiques de repenser le type df'élevage car toute activité doit concourir au bien être de l'homme et non de chercher l'argent sans se soucier à la santé des autres
Merci
Rédigé par : Bakari | 04 janvier 2006 à 17:54
Bonjour,
Je ne manquerai pas de vous contacter sur le sujet.
Effectivement, on peut considérer que les probiotiques sont une alternative préventive aux antibiotiques. Ils augmentent l'immunité, et l'absorbtion de "bonnes bactéries" permet l'éradication des "mauvaises bactéries", au sein du système digestif...
Alors pourquoi pas utiliser ces "bonnes bactéries" ailleurs, afin qu'elles se répandent pour "occuper l'espace" et éviter la prolifération des microbes ?
Ghislaine
Rédigé par : Ghislaine | 16 novembre 2005 à 01:24
Bonjour Professeur,
Je suis chercheur camerounais à lEcole Nationale de
Sciences agroalimentaire (ENSAI) BP55 université de
ngaoundéré. le thème de ma recherche porte sur
"l'utilisation des bactéries probiotiques comme une
alternative aux antibiotiques".
je voudrais à cet effet nouer de contact avec vous
pour échanger beaucoup 'idées sur ce sujet. ce sujet
présente un grand intérêt dans la mesure où notre
milieu regorge d'importante flore lactique qui n'a
pas encore fait l'objet d'une quelconque étude. Et dans ma zone d'étude il se développe une grande activité pastorale. les probiotiques isolés devront contribuer à améliore les unités de production laitières ansi les fermes avicoles. surtout q'actuellement l'aviculture connait un grand essor dont il faut la mettre à l'abri de l'utilsation des antibiotiques
Je vous remercie pour votre bonne compréhension
BAKARI DAOUDOU Université -Ngaoundéré /Cameroun
Rédigé par : BAKARI | 11 novembre 2005 à 15:44