C’est fait, j’ai immatriculé aujourd’hui la société Biofficine SARL au registre du commerce et des sociétés !
J’ai franchi avec succès les différents obstacles
administratifs, bancaires, et effacé la sérieuse question qui s’est pourtant
posée quand j’ai décidé de lancer mon projet : faut-il créer son
entreprise en France ou à l’étranger ?
Malgré les obstacles fiscaux, juridiques et culturels à créer son entreprise en France, et malgré la rencontre avec plusieurs entrepreneurs d’expérience m’ayant conseillé de créer à l’étranger (Angleterre, Belgique, Suisse…) ;
Malgré également les risques liés à la rigueur,
parfois exagérée, des contraintes et contrôles de l’administration française,
pour tout ce qui concerne la vente de compléments alimentaires. La libre
circulation des biens et des personnes permettant pourtant à une entreprise européenne,
de vendre
en France des compléments alimentaires interdits sur notre sol - souvent
interdits à tort, quand ces mêmes compléments alimentaires sont autorisés par
tous nos voisins européens …
Malgré tout ça, j’ai pourtant choisi de créer ma société
en France.
Je dois concéder que ce choix n’est pas un choix complètement rationnel, dicté par l’économie de marché, mais un choix du cœur, un choix « patriotique », pour reprendre les termes récents de notre premier ministre (même si c’est un peu exagéré… !)
En ce sens, je partage le point de vue de Geoffroy Roux de Bezieux, président de Croissance+ et président fondateur de The Phone House, qui publie ce jour, une tribune dans le Figaro, intitulée « Créer son entreprise en France, un acte patriote ? » :
« Contrairement à ce que semble croire la majorité des français, l’entrepreneur n’est pas un robot qui applique sauvagement la théorie économique libérale la plus pure et prend ses décisions de manière complètement rationnelle. »
Effectivement, j’ai pris une décision contre les conseils de mon entourage, de créer de la richesse en payant mes impôts en France.
Evidemment, ça ne m’empêchera pas d’ouvrir mon entreprise à l’international le moment venu, ni de travailler dès aujourd’hui avec des sociétés étrangères.
J’espère avoir fait le bon choix, naïvement peut-être, et que l’attitude des pouvoirs publics, de l’administration et des français en général vis à vis des entrepreneurs, évoluera dans le bon sens, pour encourager leur démarche, désormais ouverte à une concurrence internationale directe.
Ghislaine






Je suis bien d'accord avec ce diagnostic !
Dommage que l'on ait pas encore trouvé le traitement miracle pour soigner l'administration française :-)
Rédigé par : Daniel | 05 septembre 2005 à 14:26